SASU : Le guide complet pour l’entrepreneur solo en 2026

Lancer son projet solo est une aventure exaltante, mais le choix du statut juridique peut vite tourner au casse-tête. IS, IR, assimilé-salarié… Le jargon juridique vous paralyse et vous avez peur de vous tromper ? Vous craignez que la création d’une société soit trop complexe et coûteuse ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Et si la solution résidait dans un statut qui allie la protection de votre patrimoine à une forte crédibilité ? C’est toute la promesse de la SASU.

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Ce guide complet pour 2026 est conçu pour dédramatiser le sujet. Fini le flou ! Nous allons décortiquer ensemble, étape par étape et dans un langage clair, tout ce que vous devez savoir : des avantages concrets pour votre activité aux formalités de création, en passant par la fiscalité et votre protection sociale. Notre objectif est simple : transformer votre anxiété en confiance.

À la fin de votre lecture, vous aurez toutes les cartes en main pour prendre une décision éclairée et savoir avec certitude si la SASU est le tremplin idéal pour votre ambition. Prêt à lancer votre projet en toute sécurité ?

Qu’est-ce qu’une SASU ? Définition simple pour les entrepreneurs

Vous rêvez de lancer votre projet en solo, mais avec la structure et la crédibilité d’une véritable entreprise ? La SASU est sans doute la solution que vous cherchez. L’acronyme signifie Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Concrètement, c’est une société commerciale qui vous permet de créer une personne morale distincte de vous-même, même en étant le seul fondateur.

Le principal avantage est simple et puissant : votre patrimoine personnel est protégé. En cas de difficultés financières, seuls les apports que vous avez faits à l’entreprise sont en jeu. Pour une vue d’ensemble complète, la Définition de la SASU sur Wikipédia offre un excellent point de départ. Ce statut juridique est idéal pour démarrer seul tout en anticipant une croissance future, car il facilite l’entrée de nouveaux associés sans nécessiter un changement de structure.

La SASU en bref : les 4 points cardinaux

Pour comprendre l’essentiel de ce statut en un clin d’œil, retenez ces quatre piliers fondamentaux :

  • Un associé unique : Vous êtes le seul maître à bord. Toutes les décisions stratégiques vous appartiennent, ce qui vous garantit une agilité et une réactivité maximales pour piloter votre projet.
  • Un Président : La société doit avoir un représentant légal. Le plus souvent, c’est vous-même qui occupez ce poste. En tant que Président, vous pouvez vous verser une rémunération et bénéficier de la protection sociale du régime général.
  • Un capital social : Vous pouvez créer votre sasu avec un capital social de seulement 1 €. Cette grande flexibilité est parfaite pour les entrepreneurs qui se lancent avec un budget limité.
  • Une responsabilité limitée : C’est la clé de votre sécurité juridique. Votre responsabilité financière est strictement limitée au montant de vos apports. Vos biens personnels (maison, épargne…) sont protégés.

SASU vs. Auto-entreprise : la grande différence

Il est fréquent de confondre la SASU et le statut d’auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur). Pourtant, leur nature est radicalement différente. La SASU est une société, une entité juridique à part entière, tandis que l’auto-entreprise est un régime fiscal et social simplifié de l’Entreprise Individuelle (EI), où l’entreprise et vous ne formez qu’une seule personne.

Les distinctions majeures à connaître sont :

  • Pas de plafond de chiffre d’affaires : Contrairement à l’auto-entreprise, la SASU ne vous impose aucune limite de revenus. Vous avez une liberté totale pour développer votre activité.
  • Protection du patrimoine : La séparation entre vos biens personnels et professionnels est claire et automatique en SASU. C’est le fondement même de la structure.
  • Crédibilité renforcée : Une société renvoie une image plus structurée et pérenne. C’est un atout majeur pour convaincre les banques, attirer des investisseurs ou signer avec des clients importants.

Les avantages clés de la SASU : Pourquoi la choisir pour votre projet ?

La Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle, ou SASU, séduit de plus en plus d’entrepreneurs qui se lancent seuls. Et pour cause : elle combine la sécurité d’une société à responsabilité limitée avec une souplesse inégalée. C’est un statut juridique qui donne une image professionnelle et crédible, idéal pour voir grand tout en démarrant avec une structure simple et protectrice.

Sécurité : protégez vos biens personnels

L’atout majeur de la SASU est la distinction claire entre votre patrimoine personnel et celui de l’entreprise. Votre responsabilité financière est strictement limitée au montant de vos apports au capital social. Concrètement, vos biens personnels – votre maison, vos économies – sont à l’abri des éventuelles dettes de votre société. C’est un gage de sérénité essentiel pour entreprendre sans tout risquer.

Flexibilité : un statut qui s’adapte à vous

La SASU est reconnue pour sa grande souplesse de fonctionnement, largement définie par les statuts que vous rédigez. Mais son plus grand avantage est son incroyable évolutivité, qui prépare l’avenir de votre projet :

  • Passage simplifié en SAS : Accueillir de nouveaux associés ou investisseurs est un jeu d’enfant. Une simple cession d’actions suffit pour transformer votre sasu en SAS, sans formalités complexes ni transformation de la société.
  • Idéal pour la croissance : Si vous prévoyez de lever des fonds, ce statut est souvent plébiscité par les investisseurs pour sa clarté et sa flexibilité en matière de gestion du capital.

Statut du dirigeant : la protection du régime général

En tant que Président de SASU, si vous vous versez une rémunération, vous êtes affilié au régime général de la Sécurité Sociale. Vous êtes alors considéré comme « assimilé-salarié ». Cela vous donne accès à une protection sociale très complète (maladie, retraite), similaire à celle d’un salarié classique, à l’exception de l’assurance chômage. Pour une analyse détaillée, le guide de Bpifrance sur le régime fiscal et social de la SASU est une excellente ressource. De plus, un avantage majeur est que si vous ne vous versez pas de salaire au début, vous ne payez aucune cotisation sociale.

Le fonctionnement de la SASU au quotidien : Rôles et responsabilités

La grande flexibilité de la SASU repose sur une distinction claire : celle entre l’associé unique, qui possède l’entreprise, et le Président, qui la dirige. Même si, dans la majorité des cas, une seule et même personne cumule ces deux casquettes, comprendre leurs rôles respectifs est essentiel pour piloter votre activité en toute sérénité et conformité.

L’associé unique : le seul maître à bord

En tant que propriétaire de 100 % du capital social, l’associé unique détient le pouvoir de décision ultime. Son rôle n’est pas de gérer les affaires courantes, mais de prendre les décisions stratégiques qui façonnent l’avenir de l’entreprise. C’est lui qui est compétent pour :

  • Approuver les comptes annuels.
  • Décider de l’affectation du résultat (et donc de se verser des dividendes).
  • Modifier les statuts de la société.
  • Nommer ou révoquer le Président.

Il peut parfaitement choisir de nommer une autre personne à la présidence pour se concentrer sur la vision à long terme et la perception des bénéfices.

Le Président de SASU : dirigeant et représentant légal

Le Président est le chef d’orchestre de la société. Il la représente légalement auprès de tous les tiers : clients, fournisseurs, banques, et administration. C’est lui qui gère l’entreprise au jour le jour, signe les contrats et engage la société par ses actes. Ce pouvoir s’accompagne d’une responsabilité importante : sa responsabilité civile et pénale peut être engagée en cas de faute de gestion. Une gestion rigoureuse est donc indispensable.

Rémunération vs. dividendes : comment se payer ?

L’un des choix stratégiques majeurs en SASU concerne la rémunération. Deux options principales s’offrent à vous, souvent combinées :

  • Le salaire du Président : En se versant un salaire, le Président obtient le statut d’assimilé-salarié. Il bénéficie ainsi d’une excellente protection sociale (retraite, assurance maladie), en contrepartie de cotisations sociales élevées. C’est l’option de la sécurité.
  • Les dividendes de l’associé unique : Versés une fois par an, les dividendes profitent d’une fiscalité avantageuse grâce à la “flat tax” (Prélèvement Forfaitaire Unique de 30 %). Cependant, ils ne génèrent aucun droit social. C’est l’option de l’optimisation fiscale.

L’arbitrage parfait entre ces deux sources de revenus dépend de votre situation personnelle et de vos objectifs. Faut-il privilégier un revenu net immédiat ou construire une protection sociale solide pour l’avenir ? Ce calcul peut vite devenir un casse-tête. Besoin d’aide pour optimiser votre rémunération ? Parlez à un expert.

Fiscalité de la SASU : Impôt sur les sociétés (IS) ou sur le revenu (IR) ?

Le choix du régime fiscal est une étape décisive pour l’avenir de votre sasu. Il impacte directement votre trésorerie, votre rémunération et la manière dont les bénéfices de votre entreprise seront taxés. Par défaut, la SASU est soumise à l’Impôt sur les Sociétés (IS), mais une option pour l’Impôt sur le Revenu (IR) est possible. Analysons ensemble pour faire le choix le plus judicieux.

L’Impôt sur les Sociétés (IS) : le régime par défaut

C’est le régime standard et souvent le plus avantageux. L’IS permet une distinction claire entre le patrimoine de l’entreprise et celui de l’associé unique. L’imposition se fait directement sur les bénéfices réalisés par la société.

  • Un taux d’imposition maîtrisé : Le bénéfice est taxé à un taux réduit de 15 % jusqu’à 42 500 €, puis au taux normal de 25 % au-delà.
  • Optimisation de la rémunération : Le salaire que vous vous versez en tant que Président est une charge déductible. Concrètement, il diminue le bénéfice imposable de votre entreprise, ce qui réduit l’impôt à payer.
  • Capitalisation pour la croissance : Les bénéfices non distribués (dividendes) restent dans la société après paiement de l’IS. C’est une excellente stratégie pour réinvestir, financer votre développement et consolider votre trésorerie sans frottement fiscal personnel.

L’option pour l’Impôt sur le Revenu (IR) : pour qui ?

Sous certaines conditions (entreprise de moins de 5 ans, notamment), vous pouvez opter pour l’IR pour une durée maximale de 5 ans. Dans ce cas, ce n’est plus la société qui est imposée, mais vous, l’associé unique, directement sur votre feuille d’impôt personnelle.

Cette option est particulièrement stratégique si vous anticipez des déficits durant les premières années. En effet, ces pertes viendront s’imputer sur les autres revenus de votre foyer fiscal, ce qui réduira votre impôt sur le revenu global. C’est un levier puissant pour amortir les difficultés du démarrage.

La TVA en SASU : ce qu’il faut savoir

En principe, toute SASU est assujettie à la TVA. Cela signifie que vous facturez la TVA à vos clients et, en contrepartie, vous pouvez récupérer la TVA payée sur vos achats professionnels (matériel, logiciels, frais, etc.).

Toutefois, si votre chiffre d’affaires reste sous certains seuils (par exemple, 36 800 € pour les prestations de services), vous pouvez bénéficier de la “franchise en base de TVA”. Vous ne facturez alors pas la TVA, ce qui peut être un avantage concurrentiel pour une clientèle de particuliers. Attention, en contrepartie, vous ne pourrez pas récupérer la TVA sur vos dépenses.

Le choix fiscal n’est pas anodin et doit correspondre à votre stratégie de développement. Pour sécuriser votre projet et optimiser votre fiscalité dès le départ, parlez-en à un expert.

Créer sa SASU : Les grandes étapes pour se lancer sereinement

Vous avez choisi la SASU pour votre projet ? Félicitations ! La création de votre entreprise est un parcours balisé, conçu pour être à la fois rigoureux et accessible. Loin d’être une montagne administrative, ce processus se décompose en quelques étapes clés qui, bien menées, garantissent un départ sur des bases solides et sécurisées. Suivez le guide pour un lancement en toute sérénité.

La rédaction des statuts : le pilier de votre société

Les statuts sont bien plus qu’un simple document administratif ; ils constituent l’ADN juridique de votre entreprise. Ce contrat fondateur définit toutes les règles de fonctionnement de votre SASU et doit impérativement contenir certaines mentions obligatoires. Une rédaction soignée est essentielle pour anticiper l’avenir et éviter les blocages.

  • La dénomination sociale : le nom officiel de votre entreprise.
  • L’objet social : la description précise de vos activités (soyez assez large pour ne pas être limité plus tard).
  • Le siège social : l’adresse administrative et juridique de votre société.
  • Le montant du capital social : la somme des apports que vous engagez.

Le dépôt du capital social : un gage de sérieux

Cette étape concrétise votre engagement financier. Le capital social, qui peut être de 1 € minimum, doit être déposé sur un compte bancaire professionnel bloqué ou chez un notaire. Il peut s’agir d’un apport en numéraire (de l’argent) ou en nature (du matériel, un brevet…). Une fois le dépôt effectué, l’établissement vous remet une attestation de dépôt de fonds, un document indispensable pour l’immatriculation.

Publication et immatriculation en ligne

C’est la dernière ligne droite ! Avant de finaliser votre dossier, vous devez publier un avis de constitution dans un Journal d’Annonces Légales (JAL) pour informer les tiers de la naissance de votre société. Ensuite, toutes les formalités se déroulent en ligne. Vous déposerez votre dossier complet (statuts signés, attestation de dépôt, etc.) sur le portail du Guichet Unique géré par l’INPI. Une fois votre dossier validé, votre société est officiellement immatriculée et vous recevez votre extrait Kbis, la véritable carte d’identité de votre entreprise.

Le processus vous semble complexe ? Gagnez en sérénité et en temps. Simplifiez vos démarches avec notre Kit de création SASU prêt à l’emploi. Nous vous guidons pas à pas pour un lancement sans erreur.

SASU : Le tremplin pour concrétiser votre ambition

Vous l’avez compris, la SASU est bien plus qu’un simple statut juridique : c’est un véritable partenaire de croissance pour l’entrepreneur solo. Grâce à sa flexibilité, la protection de votre patrimoine personnel et ses options fiscales avantageuses, elle vous offre un cadre sécurisé et évolutif pour développer votre activité en 2026 et au-delà.

Le passage de l’idée à l’action peut cependant sembler complexe sur le plan administratif. Une erreur est vite arrivée et peut freiner votre élan. C’est là que notre expertise prend tout son sens. Notre promesse est claire : Vous créez, nous sécurisons.

Forts de plus de 15 ans d’expérience, nous avons conçu des kits juridiques complets pour la création de votre sasu. Ils sont prêts à l’emploi, garantissent votre conformité et vous permettent de vous lancer sans stress et sans erreur. Découvrez nos kits juridiques pour lancer votre SASU et concentrez-vous sur l’essentiel : votre projet. Votre réussite commence aujourd’hui.

Questions fréquentes sur la création de votre SASU

Quelle est la différence majeure entre une SASU et une EURL ?

La différence principale réside dans le statut social du dirigeant. Le président de SASU est « assimilé-salarié » et bénéficie de la protection sociale du régime général, similaire à un salarié classique (hors assurance chômage). C’est une option sécurisante. À l’inverse, le gérant associé unique d’EURL est un « travailleur non-salarié » (TNS). Ses cotisations sociales sont plus faibles, mais sa protection sociale (retraite, indemnités journalières) est souvent moins complète.

Quel est le capital social minimum pour créer une SASU ?

Le capital social minimum pour créer une SASU est de seulement 1 €. Cette grande flexibilité permet de se lancer sans un investissement initial lourd. Toutefois, nous conseillons souvent de prévoir un capital plus conséquent (par exemple 1 000 €) pour renforcer la crédibilité de votre entreprise auprès des banques et des partenaires. Ce capital peut être constitué d’apports en argent (numéraire) ou en biens (nature), vous offrant ainsi plusieurs options.

Peut-on être président de SASU et continuer à toucher ses allocations chômage (ARE) ?

Oui, il est tout à fait possible de cumuler le statut de président de SASU et de percevoir l’Aide au Retour à l’Emploi (ARE). La condition principale est de ne pas vous verser de rémunération au titre de votre mandat social. Si vous ne percevez aucun salaire, vous pouvez maintenir l’intégralité de vos allocations. C’est une excellente stratégie pour sécuriser le lancement de votre activité. Pensez à bien déclarer votre situation à Pôle Emploi.

Combien coûte la création d’une SASU en passant par un professionnel ?

Le coût total dépend du niveau d’accompagnement. Il faut d’abord compter les frais administratifs obligatoires (annonce légale, frais de greffe) qui s’élèvent à environ 250 €. À cela s’ajoutent les honoraires du prestataire. En passant par une plateforme juridique en ligne, le budget total se situe généralement entre 300 € et 600 €. Pour un accompagnement sur mesure par un expert-comptable ou un avocat, le coût peut dépasser 1 000 €.

Le président d’une SASU est-il obligé de se verser un salaire ?

Non, le président d’une SASU n’a aucune obligation de se verser un salaire. C’est l’un des grands avantages de ce statut pour piloter votre trésorerie. Vous pouvez choisir de ne pas vous rémunérer, notamment au début, et opter plus tard pour le versement de dividendes. Attention, l’absence de salaire signifie aussi une absence de cotisations sociales et donc de validation de trimestres pour la retraite ou de couverture en cas d’arrêt maladie.

Est-il possible de transformer une auto-entreprise en SASU ?

Oui, c’est une évolution très fréquente lorsque votre activité se développe et que vous approchez les plafonds de chiffre d’affaires de la micro-entreprise. Techniquement, il ne s’agit pas d’une « transformation » directe. La démarche consiste à fermer votre auto-entreprise et, en parallèle, à créer une nouvelle société (votre SASU). Vous pourrez alors transférer votre fonds de commerce (clientèle, matériel, etc.) à cette nouvelle structure pour continuer votre activité sans interruption.

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